Blocage des grandes surfaces, crise du lait
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Ministère de l'agriculture et de la pêche |
Secrétariat d'Etat à l'industrie et à la consommation Porte parole du Gouvernement |
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Communiqué de presse |
Communiqué de presse |
Paris, le 13 juin 2009
Michel BARNIER et Luc CHATEL réaffirment la volonté du Gouvernement d'apporter de la transparence dans les relations commerciales
Michel BARNIER, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, et Luc CHATEL, Secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, porte-parole du Gouvernement, ont reçu aujourd'hui Jean-Michel LEMETAYER, Président de la FNSEA et William VILLENEUVE, Président des Jeunes Agriculteurs.
Au cours de cet entretien, les Ministres ont réaffirmé l'engagement du Gouvernement d'assurer les conditions de la transparence dans la formation des prix des produits alimentaires et de renforcer les contrôles de l'application des règles en matière de relations commerciales.
A ce titre,
· Une vague de contrôles nationale a été lancée dès le mois d'avril par la DGCCRF, pour vérifier l'application effective des dispositions de la Loi de Modernisation de l'Economie (LME) dans les relations fournisseurs-distributeurs. Une ampleur nouvelle leur sera donnée par la création d'une brigade de contrôle de la LME au sein de la DGCCRF, avec un chef de file dans chaque région et un interlocuteur identifié dans tous les départements. Les abus donneront lieu à des poursuites.
· Les travaux de l'Observatoire des prix et des marges seront accélérés. Les prix des produits laitiers à tous les stades de la filière depuis 2007 sont actuellement relevés par les services de Bercy. Ils seront analysés par un groupe de travail spécifique de l'observatoire des prix et des marges. Les résultats seront rapidement publiés. Par ailleurs, les services de l'Etat réaliseront une expertise contradictoire et indépendante pour s'assurer de la validité des données transmises.
· Une réflexion va être engagée sur l'étiquetage « origine France » des produits alimentaires, en lien avec la proposition de la Commission européenne dans le cadre du livre vert sur la qualité.
· Un bilan de la LME sera réalisé d'ici la fin de l'année 2009. Il portera notamment sur le respect des conditions posées dans la loi pour les négociations commerciales.
A la demande de la FNSEA et des JA, les Ministres vont réunir mercredi prochain les principaux acteurs -agriculteurs, industriels, distributeurs et consommateurs- pour :
· rappeler la totale détermination du gouvernement pour une application loyale de la loi de modernisation de l'économie,
· leur demander de participer pleinement, dans le cadre de l'observatoire des prix et des marges, aux travaux destinés à assurer la transparence sur les mécanismes de formation de prix,
· définir les modalités de suivi des décisions qui seront prises.
Service de presse de Michel BARNIER : 01 49 55 59 74
Service de Presse de Luc CHATEL : 01 53 18 45 13
Transparence des prix des produits alimentaires : les réponses
du Gouvernement
POURQUOI CES BLOCAGES ?
Les actions de blocages menées par les agriculteurs depuis quelques jours s'expliquent par les difficultés
financières qu'ils rencontrent en raison de la forte instabilité des prix
. Elles traduisent également un profondsentiment d'injustice, car cette baisse des prix, non seulement les asphyxie, mais ne profite pas pleinement
aux consommateurs
.A travers ces actions, les agriculteurs demandent en particulier :
Plus de transparence dans la formation des prix ;
Plus de contrôle sur la Loi de Modernisation de l'Economie (LME) avec de vraies sanctions ;
Un bilan de la mise en oeuvre de la LME ;
Le Gouvernement a entendu le désarroi des agriculteurs qui doivent pouvoir vivre de leur travail. Pour leur
apporter des
réponses concrètes, Michel BARNIER et Luc CHATEL ont reçu le 13 juin, Jean Michel LEMETAYER,Président de la FNSEA et William VILLENEUVE, Président des Jeunes Agriculteurs. A cette occasion,
les ministresont réaffirmé leur volonté de faire toute la transparence des prix des produits alimentaires avec un objectif
clair : des prix justes tant pour les producteurs que pour les consommateurs.
EST-CE LA FAUTE DE LA LOI DE MODERNISATION DE L'ECONOMIE ?
Avec la LME, le Gouvernement a souhaité mettre fin au système absurde des marges arrière. Dans le cadre
d'une réforme globale, il a enfin donné la possibilité de vraiment négocier les prix
. C'est une avancéeconsidérable vers des relations commerciales plus loyales.
Négocier, ce n'est jamais une chose facile d'autant que, cette année, les négociations entre fournisseurs et
distributeurs se sont déroulées dans un contexte marqué par une chute brutale des cours des matières
premières au niveau mondial
.Mais en aucun cas la négociation ne doit être la loi de la jungle. C'est pourquoi la LME a mis en place des
gardes fous qui facilitent notamment
la lutte contre l'abus de position dominante, de puissance d'achat etaugmentent le montant des sanctions
. Les Fédérations professionnelles ont leur rôle à jouer et peuvent saisirle juge
dans l'intérêt de la profession qu'elles représentent. La preuve : récemment, la Fédération Nationaledes Producteurs de Légumes a obtenu 1 M€ de dommages et intérêts en réparation d'un préjudice dont elle
était victime.
Les agriculteurs souhaitent que la LME soit pleinement appliquée et contrôlée.
CLÉS
ACTUL'ACTUALITE EN
QUESTIONS & REPONSESN°117
– 13 juin 2009Le secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la
Consommation, Porte-Parole du Gouvernement
L'ESSENTIEL
Depuis plusieurs jours, les agriculteurs mènent des actions de blocage pour
dénoncer les marges pratiquées par la grande distribution
. La crise du lait arévélé un malaise profond des agriculteurs dont les productions (porc et
fruits et légumes, par exemple) connaissent des difficultés.
Parce que le Gouvernement a pris la mesure du désarroi des agriculteurs,
Michel BARNIER et Luc CHATEL ont reçu le 13 juin, Jean Michel LEMETAYER,
Président de la FNSEA et William VILLENEUVE, Président des Jeunes
Agriculteurs
.Au cours de cette réunion, les Ministres ont réaffirmé l'engagement du
Gouvernement à faire toute la transparence sur la formation des prix des
produits alimentaires
.Pour cela, 3 mesures fortes ont été annoncées :
Créer une brigade de contrôle de la LME ;
Accélérer les travaux de l'Observatoire des prix et des marges ;
Réaliser un bilan de la LME avant la fin de l'année.
Il est dans l'intérêt de tous, du producteur au consommateur, de faire la
vérité sur les prix
. Le Gouvernement ne laissera pas l'agriculture et les prixdes produits alimentaires à la seule loi du marché.
LES CHIFFRES
1 M € : c'est le
montant des
dommages et intérêts
obtenus récemment par
la Fédération Nationale
des Producteurs de
Légumes.
80 000 : c'est le
nombre de prix relevés
par la DGCCRF dans le
cadre de l'enquête sur
les marges et les prix
dans la filière laitière.
Décembre 2008 :
c'est l'extension de
l'Observatoire des prix
et des marges aux
produits alimentaires.
Porte-Parole du Gouvernement, Hôtel de Cassini - 32, rue de Babylone -75 007 PARIS – Tél. : 01 42 75 58 29 – ppg@pm.gouv.fr
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CLÉS
ACTUL'ACTUALITE EN
QUESTIONS & REPONSESNE FAUT-IL PAS PLUS DE CONTRÔLES ?
Parce qu'à l'évidence un certain nombre d'acteurs de la filière ne jouent pas le jeu, les contrôles doivent être
renforcés
. Une vague de contrôles a d'ores et déjà été lancée sur l'ensemble du territoire dès le mois d'avrildernier avec pour objectif de
vérifier l'application effective des dispositions de la LME dans les relationsfournisseurs/distributeurs.
Pour s'assurer que la loi est respectée par tous les acteurs sur l'ensemble du territoire, le Gouvernement a
décidé de donner une nouvelle ampleur à ces contrôles. Une brigade de contrôle de la LME
va être crééeau sein de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation, et de la Répression des Fraudes
(DGCCRF) avec
un chef de fil dans chaque région et un interlocuteur dans tous les départements. Lesproducteurs lésés au cours d'une négociation auront désormais un enquêteur de la DGCCRF vers qui se
tourner, y compris sous couvert d'anonymat si cela est nécessaire. Il faut être clair :
le Gouvernement netransigera pas, tous les abus seront sanctionnés.
Parce que l'efficacité de la LME doit être évaluée, le Gouvernement s'est également engagé à dresser un
bilan de son application d'ici la fin de l'année 2009.
COMMENT AMELIORER LA TRANSPARENCE ?
Parce que la transparence, c'est la condition de la confiance, il est dans l'intérêt des producteurs, des
transformateurs, des distributeurs comme des consommateurs que toute la vérité soit faite sur les prix et les
marges dans les différentes filières des produits agricoles
. C'est pourquoi dès mars 2008, un Observatoire desprix et des marges a été mis en place pour mesurer l'évolution des prix et analyser la formation des prix et des
marges depuis la production jusqu'à la consommation.
Pour les produits alimentaires, un comité de pilotagea été installé à la fin 2008.
Grâce à ce comité de pilotage, les prix du porc aux stades de la production, de la découpe et du détail
seront désormais publiés sur le site de l'Observatoire tous les mois. Ces données seront accessibles avant le 30
juin sur le site Internet de l'Observatoire.
Le Gouvernement a décidé d'accélérer les travaux de l'Observatoire. Une démarche similaire est donc
engagée dans le secteur des produits laitiers.
La DGCCRF relève actuellement les prix à tous les stades de lafilière laitière depuis 2007 : ce sont 80 000 prix qui ont déjà été recensés
. Ils seront analysés par un groupe detravail spécifique puis rapidement publiés.
QUELLES SONT LES PROCHAINES ETAPES ?
A la demande de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, les Ministres vont réunir mercredi 17 juin les principaux
acteurs
(agriculteurs, industriels, distributeurs et consommateurs) pour :Rappeler la totale détermination du Gouvernement pour une application loyale de la LME ;
Leur demander de participer pleinement, dans le cadre de l'Observatoire des prix et des marges, aux
travaux destinés à assurer la transparence sur les mécanismes de formation des prix ;
Définir les modalités de suivi des décisions qui seront prises.
Luc CHATEL
Retrouvez l'ensemble des Clés actu sur le site :
www.porte-parole.gouv.frVerbatim
Michel BARNIER
: « Cette crise renvoie à une triple responsabilité dans la gestion des marchés : celle de l'UnionEuropéenne, pour que les marchés agricoles soient régulés ; celle de l'Etat, pour définir les règles de la
concurrence et les contrôler ; celle des filières, pour s'organiser et se structurer. »
Luc CHATEL :
« Il est dans l'intérêt de tous, des opérateurs économiques comme des consommateurs, decontribuer à une meilleure transparence des prix et des marges dans les différentes filières pour un partage
équitable de la valeur. »
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